Caroline Greyl

Une bonne dose d’enthousiasme, un jet de créativité… telle est la recette de Caroline Greyl, actuelle présidente et fille des fondateurs de la maison Leonor Greyl qui fête, cette année, ses 50 ans. Une histoire de famille, née de passions communes : celle de la beauté du cheveu et celle de la botanique, des ingrédients naturels actifs.

Une grande chevelure lisse, un regard brun et intense, une énergie communicative… Tous ceux qui croisent Caroline ou la côtoient, aiment à dire que cette femme-là a une aura extraordinaire. Cette perfectionniste continue d’inventer des réponses aux nouveaux besoins de la clientèle de Leonor Greyl. De cette marque, dotée de plus de 45 produits, on connaît le célèbre Shampooing Crème Moelle de Bambou ou la non moins célèbre huile éponyme. Mais d’autres pépites capillaires font le bonheur de beaucoup de femmes, parmi lesquelles l’Huile de Magnolia qui doit son nom à Claude François – Caroline Greyl, alors petite et fan de l’interprète des Magnolias en aurait soufflé le nom à son père – ou encore la Crème aux Fleurs, lancée en 1973, un low-poo avant-gardiste ! Alors que la marque fête cette année, ses 50 ans, Leonor Greyl continue d’innover. Elle dévoilait en février dernier, l’Huile Apaisante, 100% naturelle, qui soulage immédiatement les cuirs chevelus sensibles et irrités. Et, une nouvelle version de son produit coiffant phare, le Sérum de Soie Sublimateur, créé en 2002.

L’histoire de la marque est celle d’une autodidacte espagnole, Leonor Greyl, la mère de Caroline, qui part travailler à 14 ans dans une filature à Barcelone. Elle découvre, en 1950, la France lors du mariage d’une de ses sœurs. Malheureusement, à 18 ans, elle tombe malade et reste en convalescence trois ans au Sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet, à côté de Grenoble. De retour à Paris, elle débarque chez sa sœur Maria Luisa et trouve sa voie. Son beau-frère Jacques Courtin qui, à l’époque n’est pas encore M. Clarins, est un pionnier de la beauté féminine. Leonor travaille dans un salon de soins et de massage. Elle se découvre un don inné pour les soins des cheveux. À 26 ans, avec son bagout à toute épreuve et ses doigts de fée, elle rencontre en vacances, Jean-Marie, un ingénieur chimiste, passionné de plantes et de botanique. Elle l’épouse en 1961. Caroline naît quelques années après. Pour parfaire ce bonheur, Leonor ouvre son salon-institut, place de la Trinité, à Paris, en mai 1968, une date symbolique. Un petit salon dédié aux soins naturels, où l’accent est mis sur le respect et la santé du cuir chevelu. Le succès arrive presque illico : “C’était facile à l’époque. L’idée était vraiment nouvelle”, s’amuse Leonor Greyl. “Mais, l’ouverture du salon est mal tombée ! Avec les événements de mai 68 et ses pénuries d’essence et d’eau, on a eu trois mois de moments mémorables. Je me souviens que l’on faisait chauffer des casseroles d’eau chaude pour rincer les shampoings des clientes”, se rappelle-t-elle, du haut de ses 86 printemps.

 

Quelques dates à retenir

1968
création de la marque, ouverture en mai du premier salon Leonor Greyl et lancement du premier produit : l’Huile de Germe de Blé, élaborée pour rééquilibrer les cuirs chevelus gras.

1971
sortie de l’Huile de Palme et l’Huile de Magnolia… Un nom tout trouvé par Caroline, en hommage à la chanson de Claude François.

2016

Crème de Soin à l’Amarante.

2018
50 ans de beauté naturelle et de passion familiale.

Très vite, la jeune femme cherche des produits différents. Jean-Marie lui dit que la nature peut lui offrir des ressources inépuisables, et commence à développer des recettes de plantes en poudre lyophilisés. De même, mélangées à de l’huile de germe de blé, les plantes se bonifient. L’idée de lancer une ligne de produits de qualité avec des ingrédients actifs et naturels devient incontournable. Avec son nouveau diplôme de pharmacien en poche, Jean-Marie développe la maison de produits pour cheveux. Quant à Leonor, elle passe son BP, puis déménage l’institut, en 1990, rue Tronchet, au premier étage d’un immeuble bourgeois et à deux pas de la place de la Madeleine. Une fierté pour cette femme qui n’est jamais allée à l’école. La presse féminine plébiscite les produits après que les plus grands coiffeurs les aient utilisés. Alors, l’histoire de Caroline Greyl est celle d’une petite fille qui a grandi à Paris, dans le salon de coiffure de sa maman, Leonor Greyl. Puis, après des études commerciales aux États-Unis, elle développe avec succès, la marque à l’export et rencontre son futur mari, un biologiste californien, David Thomas Brooks. Alors forcément, il apporte sa pierre à l’édifice des produits. Le shampoing Baby Don’t Cry aux fleurs d’oranger est arrivé pour fêter dignement la naissance de Gabriel, leur fils, en 2003. Le conte de fée continue.

Depuis, Caroline Greyl, cette femme de terrain a puisé, comme sa mère, sa force dans sa passion. Elle devient en 2001, présidente de la marque et dirige toujours avec la même exigence et un vrai humanisme le groupe, l’équipe de coiffeurs et coloristes de l’institut. Présente dans une quarantaine de pays (sauf en Chine car, Caroline est contre les tests sur animaux), dans cinq cents salons en France et avec un chiffre d’affaires qui s’élève en 2017 à 9 millions d’euros, la maison fait aujourd’hui encore figure de précurseur dans le milieu de la beauté, guidée par la sélection des ingrédients, son engagement pour le respect de l’environnement et son expertise.

 

 

ECHOSCoiffure : “Parmi tous vos produits, quel est celui ou ceux qui ne vous quittent jamais?”

Leonor Greyl : “L’Huile de Leonor Greyl, sans hésiter. À base de coprah, elle est enrichie d’un extrait de noix de mongongo (arbre originaire d’Afrique australe), ultra riche en vitamine E, antioxydante et protectrice. J’utilise aussi régulièrement, le Tonique Vivifiant pour mes cheveux très fins.”

Caroline Greyl : “L’Huile de Magnolia. Je l’emmène partout même en vacances. Je me démaquille même avec ! Le parfum me rappelle aussi et surtout mon enfance. Pour les shampoings, j’aime changer régulièrement de produits. ”

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